Matériaux
Isolation par l'extérieur : où s'arrête l'isolant au pied du mur
Isolation par l'extérieur : l'isolant s'arrête au-dessus du sol fini. Où placer cette limite, et ce que devient un soubassement humide derrière les panneaux.

L'isolant d'une isolation par l'extérieur s'arrête au-dessus du sol fini. Il ne descend pas jusqu'au trottoir, il ne s'enfonce pas dans la terre du massif, et il ne se pose pas sur un soubassement encore humide. Entre le bas du complexe isolant et le sol, on ménage une garde : une bande de mur laissée nue, ou traitée avec d'autres matériaux que la partie courante. Sa hauteur n'est pas une valeur universelle : elle est fixée par le document technique du système posé, et corrigée par la situation réelle du pied de mur — éclaboussures, neige qui s'accumule, allée en pente rentrante, tondeuse qui passe au ras.
La deuxième moitié de la réponse compte autant. Si le soubassement est humide, poser des panneaux dessus ne l'assèche pas : cela referme la face par laquelle le mur évaporait, et déplace le problème vers l'intérieur ou vers le haut. Le raccord bas d'une isolation extérieure est donc autant une question d'humidité que d'isolation. Il se règle avant la pose, pas pendant, et encore moins après — une fois l'enduit tiré, tout ce qui est derrière est inaccessible sans casser.
Ce que la garde au sol veut dire, et pourquoi elle existe
Un système d'isolation thermique par l'extérieur est un empilage : un isolant collé au mur, souvent complété par des chevilles, un sous-enduit armé d'une trame, puis une finition. Cet empilage est mince, léger, et vulnérable exactement là où le bâtiment est le plus agressé : à de l'ordre de quinze centimètres du sol, sur la bande qui reçoit tout ce que le sol renvoie.
La garde au sol est la distance entre le bas de ce complexe et le niveau du sol fini. Elle n'est pas décorative. Elle sépare un matériau qui n'aime ni l'eau stagnante ni les chocs d'une zone où l'eau stagne et où les chocs sont permanents.
Trois agressions distinctes, qu'on confond souvent
Le pied de mur ne subit pas « de l'humidité » en général. Il subit trois choses qui ne se traitent pas de la même façon.
- Le rejaillissement. La pluie tombe sur le sol dur au pied du mur et remonte en gouttelettes sur une hauteur limitée mais constante. La trace est régulière, elle sèche vite, elle revient à chaque averse. C'est elle qui salit et décolle les finitions basses. C'est elle que l'on lit sur la trace basse, régulière et horizontale, laissée sur le bas de façade.
- L'eau qui séjourne. Neige tassée contre le mur, terre végétale montée au-dessus de la garde, flaque qui ne part pas parce que l'allée pend vers la maison. Là, le contact est long, et l'eau finit par entrer par la tranche du panneau ou par le joint du profilé.
- La capillarité du mur lui-même. Elle vient de l'intérieur du mur, pas de l'extérieur. Aucune épaisseur d'isolant ne l'arrête, et le complexe isolant n'a aucune prise sur elle.
Confondre les trois conduit à la même erreur : croire qu'un raccord bas bien étanche règle un problème d'humidité. Il ne règle que le premier point, et partiellement le deuxième.
Pourquoi on ne descend jamais l'isolant jusqu'au sol
Descendre le complexe au ras de l'allée revient à poser la tranche inférieure d'un panneau isolant, et le bord de son enduit armé, dans la zone la plus mouillée du bâtiment. Il se passe alors trois choses, dans cet ordre.
D'abord l'eau entre par le bord. Un sous-enduit armé est protecteur en surface, pas en tranche. Une arête posée dans une flaque boit.
Ensuite, l'eau ne ressort pas. Le panneau est collé au mur, l'enduit est devant : l'eau qui a franchi le bord se trouve dans un volume fermé qui ne sèche pas. En hiver elle gèle, elle augmente de volume, et elle décolle l'enduit par plaques au ras du sol. C'est le même mécanisme que celui décrit dans gel au pied du mur, avec un matériau plus fragile encore.
Enfin, l'isolant enterré devient un chemin. Une bande de polystyrène en contact avec de la terre humide sur toute sa tranche est un pont pour l'eau, et un abri pour ce qui creuse : rongeurs, insectes, racines fines. On ne le voit pas depuis la façade. On le découvre en démontant.
Le raccord bas : profilé, joint, et sortie d'eau
Le bas d'une isolation extérieure se traite de deux manières, et les deux sont défendables. Ce qui n'est pas défendable, c'est de ne pas choisir et de laisser l'enduit mourir dans le vide.
Le profilé de départ, ce qu'il fait et ce qu'il ne fait pas
Le profilé de départ est une cornière métallique ou plastique fixée horizontalement au mur, sur laquelle le premier rang de panneaux vient s'asseoir. Il donne le niveau, il rattrape la planéité du support, et il ferme la tranche basse de l'isolant. La plupart des modèles portent un bec en avant : une goutte d'eau, qui décroche le ruissellement pour qu'il tombe au lieu de revenir lécher le mur sous le profilé.
Ce qu'il fait : il tient l'isolant, il protège sa tranche, il rejette l'eau qui descend la façade.
Ce qu'il ne fait pas : il n'étanche rien. L'eau qui monte du sol passe dessous sans le voir. Un profilé posé sur un mur humide reste un profilé posé sur un mur humide, et l'aluminium en contact prolongé avec un support chargé de sels finit par se corroder par piqûres.
Deux points de pose se retrouvent en défaut plus souvent que les autres. Le premier est la dilatation : un profilé métallique s'allonge et se rétracte avec la température, et les longueurs doivent être posées avec un jeu entre elles, reliées par des éclisses prévues pour. Bout à bout et bloqué, il tuile et fait éclater l'enduit en about. Le second est le calage : sur un mur qui n'est pas plan, le profilé se cale avec des rondelles pour rester droit, et le vide entre le mur et le profilé doit être fermé, sinon il devient une entrée d'air et d'insectes sur toute la longueur de la façade.
Il existe aussi des départs sans profilé, où la tranche basse de l'isolant est protégée par le retour de la trame et du sous-enduit, avec une baguette d'arrêt formant goutte d'eau. Cette solution supporte mieux les supports irréguliers et évite le pont thermique de la cornière, mais elle exige une main soigneuse : c'est le retour d'armature qui protège, et un retour mal serré sur la tranche laisse le bord de l'isolant nu.
La bande entre l'isolant et le sol
Sous le profilé, il reste du mur. Cette bande n'est pas une zone morte : c'est elle qui prend tout. Elle doit rester capable de sécher, résister aux chocs, et ne pas retenir l'eau.
Ce qui la disqualifie : un enduit fermé, lisse, imperméable, tiré au ciment sur un mur ancien. On ferme alors la dernière sortie de l'eau du mur, juste sous une façade qu'on vient de fermer aussi. La logique du matériau à employer là est traitée dans quel enduit au pied du mur : le bas ne se traite pas comme le haut, et une isolation extérieure accentue cet écart au lieu de l'effacer.
Le sol devant compte autant que le mur. Une bande gravillonnée drainante ou un trottoir qui pend vers l'extérieur change davantage l'état du bas de façade que trois centimètres d'isolant supplémentaires. Largeur, pente et nature du revêtement se décident donc en même temps que la hauteur d'arrêt, pas après.
Ce qui se passe derrière l'isolant sur un mur humide
C'est la partie invisible, et c'est celle qui produit les mauvaises surprises deux ou trois hivers plus tard.
Un mur ancien qui remonte de l'eau est en équilibre. L'eau arrive par le bas, elle s'évapore par les faces, et le front d'humidité se stabilise à la hauteur où l'apport et l'évaporation se compensent. Cet équilibre dépend directement de la surface par laquelle le mur peut sécher.
Fermer la face extérieure avec un isolant peu perméable à la vapeur, sur une hauteur de plusieurs mètres, retire au mur une grande partie de sa capacité d'évaporation. L'apport, lui, ne change pas : il vient du sol. Le nouvel équilibre se trouve ailleurs — plus haut, ou du côté intérieur, qui devient la seule face disponible. C'est la raison pour laquelle un mur qui séchait mal au rez-de-chaussée avant travaux peut afficher des traces plus hautes, ou des salpêtres nouveaux à l'intérieur, après une isolation extérieure impeccablement posée. Rien n'a été mal fait : on a supprimé une sortie sans supprimer l'entrée.
Ce mécanisme est le symétrique de celui décrit dans condensation dans un mur isolé par l'intérieur. Dans les deux cas, l'isolation n'a pas créé d'eau : elle a déplacé le lieu où l'eau se manifeste.
Perméabilité à la vapeur : la vraie question de choix
Tous les isolants extérieurs ne ferment pas le mur de la même façon. Les mousses à cellules fermées freinent fortement la vapeur. Les laines minérales et les isolants fibreux la laissent passer beaucoup plus librement, à condition que la finition suive : un enduit de finition étanche annule la perméabilité de l'isolant placé derrière lui. La cohérence se juge sur le système complet, pas sur le panneau seul.
Sur un bâti ancien à murs épais et capillaires, un système ouvert à la vapeur est presque toujours le choix le plus tolérant. Sur une construction récente à mur de blocs avec coupure de capillarité correcte et pied de mur sec, la question est moins sensible.
Une nuance à garder en tête, parce qu'elle est vraie et qu'elle est souvent utilisée à l'envers : isoler par l'extérieur réchauffe le mur, et un mur plus chaud sèche mieux à humidité constante. C'est exact pour l'humidité de construction ou une humidité résiduelle qui n'est plus alimentée. Ce n'est pas exact quand l'eau est réapprovisionnée en permanence par le sol : dans ce cas, le gain de température ne compense pas la perte de surface d'évaporation.
Le sort du soubassement : le laisser nu, ou l'isoler autrement
Trois cas de figure, à trancher avant le devis.
- Soubassement sain et hors sol. On peut l'isoler, avec un matériau adapté au bas de mur, ou le laisser nu si l'aspect s'y prête. Le décrochement d'épaisseur entre la partie courante et le soubassement se traite avec un rejet d'eau : sans larmier, l'eau de la façade isolée vient s'écraser sur le nez du soubassement.
- Soubassement humide, humidité identifiée et traitée. On isole après séchage, pas avant. Le mur met des mois à sécher, et l'ordre est décrit dans les articles consacrés au séchage : on ne referme jamais sur un mur en cours de séchage.
- Soubassement partiellement enterré. Là, l'isolant en contact avec la terre doit être un matériau qui ne se déforme pas et qui n'absorbe pas — les isolants fibreux sont exclus — protégé mécaniquement et associé à un dispositif de drainage. La nappe posée par-dessus n'imperméabilise pas le mur : son rôle exact est expliqué dans membrane drainante sur un mur enterré.
Les points singuliers que l'isolant recouvre sans prévenir
L'épaisseur ajoutée déplace tout ce qui affleurait la façade. Au pied du mur, la liste est courte et elle est toujours la même.
Les grilles de ventilation du vide sanitaire doivent rester ouvertes et déboucher au-delà de la nouvelle épaisseur. Un système d'isolation posé par-dessus, ou une grille laissée au fond d'une gaine borgne, arrête la ventilation basse du vide sanitaire. Les conséquences ne sont pas immédiates, elles sont sûres.
Les soupiraux de cave posent le même problème, avec en plus une question de niveau : l'ITE fait souvent gagner quelques centimètres au terrain fini quand on refait l'allée dans la foulée, et un soupirail qui était juste au-dessus du sol se retrouve au ras.
Les regards et tampons doivent rester repérables et ouvrables après travaux. Un regard d'eaux usées coincé sous le nu du nouvel enduit se retrouve inaccessible le jour où il faut l'ouvrir.
Les descentes d'eaux pluviales sont déposées puis reposées plus en avant, avec des colliers plus longs. Le dauphin en pied doit se retrouver à la bonne distance du mur et rejeter loin, faute de quoi on a isolé une façade pour continuer d'arroser son pied.
Les seuils de porte et de garage sont le point dur. L'isolant ne peut pas passer devant un seuil, et la garde au sol se retrouve mangée à cet endroit. Le traitement se dessine avant, sur un plan, pas au moment de coller le premier panneau.
Ces points sont ceux d'un état des lieux du pied de mur avant travaux, dont la liste complète figure dans le pied de mur : les cinq points à vérifier avant tout devis.
L'ordre des travaux, qui décide du reste
Une isolation extérieure sur un pied de mur incertain ne se planifie pas comme une isolation sur un mur sec. L'ordre logique est celui-ci.
- 1. Identifier l'origine de l'humidité basse, si elle existe. Rejaillissement, ruissellement mal évacué, terre montée, capillarité, fuite enterrée : les traitements n'ont rien à voir entre eux.
- 2. Corriger ce qui vient de l'extérieur : pentes, évacuations, terre contre le mur, revêtement au pied. Ce sont les corrections les moins chères et les plus décisives.
- 3. Laisser sécher, et vérifier que le séchage progresse par des mesures répétées au même endroit, pas par l'aspect.
- 4. Décider seulement ensuite de la hauteur d'arrêt, du système et du traitement du soubassement.
- 5. Poser, une fois le pied de mur stabilisé.
L'ordre est parfois inversé pour de bonnes raisons — un ravalement déjà engagé, un échafaudage déjà monté, un calendrier d'aides. Il faut alors savoir que l'on prend le risque en connaissance de cause, et que rouvrir un bas de façade isolé coûte plus cher que d'avoir attendu.
Le devis : ce qui doit y être écrit noir sur blanc
Aucun montant ne peut être annoncé de l'extérieur : le prix d'un raccord bas dépend du linéaire, de l'état du support, du nombre de points singuliers, de l'accessibilité et de la nature du système. Ce qui se contrôle, en revanche, c'est que le devis dise ce qu'il fait.
Les lignes à exiger :
- le système précis posé — pas « ITE 14 cm », mais la nature de l'isolant, celle du sous-enduit, celle de la finition, et la référence de la documentation technique du fabricant qui les tient ensemble ;
- la hauteur d'arrêt du complexe au-dessus du sol fini, mesurée où et par rapport à quoi, façade par façade si le terrain n'est pas plat ;
- le type de départ : profilé, ou arrêt sur retour d'armature avec baguette goutte d'eau ;
- le traitement de la bande basse sous l'arrêt : laissée en l'état, piquée et réenduite, et avec quel produit ;
- le sort du soubassement : isolé ou non, avec quel matériau, jusqu'à quelle profondeur, et avec quelle protection s'il est enterré ;
- la dépose et la repose des descentes, dauphins, grilles, coffrets, et le devenir des grilles de ventilation basse ;
- la reprise des seuils et des tableaux bas ;
- la préparation du support : ce qui est piqué, ce qui est rebouché, ce qui est traité avant collage.
Un devis muet sur ces points n'est pas moins cher : il est moins précis. Pour obtenir un chiffre réel, il faut faire chiffrer sur relevé, avec les mêmes lignes demandées à chaque entreprise, sinon les propositions ne sont pas comparables.
Deux devis d'ITE au même prix au mètre carré peuvent différer du tout au tout au pied du mur. C'est là, et non en partie courante, que se joue la durée de vie du chantier.
Les défauts que l'on retrouve après coup
Ils sont peu nombreux, et remarquablement constants.
L'isolant descendu trop bas, puis rattrapé par un terrain remonté à l'occasion d'une allée refaite. Le complexe se retrouve enterré sur quelques centimètres. Il boit par la tranche, et l'enduit se soulève au premier hiver.
Le profilé posé sur un support qui ne tient pas. Les fixations basses traversent l'isolant pour aller chercher le mur : sur un pied de mur pulvérulent, chargé de sels, ou sur un enduit ciment décollé du support, elles ne prennent pas. Le premier rang bouge, et tout ce qui est au-dessus suit.
La ventilation basse condamnée, grilles recouvertes ou rallongées par une gaine qui ne débouche pas.
La bande basse refermée au ciment, pour faire propre, sur un mur ancien. On isole une façade, et on scelle la dernière sortie du peu d'eau qui pouvait encore partir.
L'humidité non traitée avant la pose, la plus coûteuse. Rien n'apparaît la première année. Les traces reviennent à l'intérieur, ou plus haut, et le diagnostic devient difficile parce que la face extérieure n'est plus observable. Une isolation extérieure supprime la lecture du mur : ce que la façade racontait, elle ne le raconte plus.
Questions fréquentes
Peut-on poser une isolation extérieure sur un mur qui a des remontées capillaires ?
Techniquement, les panneaux tiennent si le support est cohésif. Mais l'opération ne traite pas la remontée et retire au mur une face d'évaporation : l'eau ressort ailleurs, plus haut ou à l'intérieur. La règle est de traiter l'origine et d'attendre le séchage avant de refermer. Si le calendrier l'interdit, il faut au minimum choisir un système ouvert à la vapeur, finition comprise, et laisser une garde au sol généreuse.
Quelle hauteur laisser entre le bas de l'isolant et le sol ?
Il n'existe pas de valeur unique à retenir. La hauteur d'arrêt est fixée par la documentation technique du système posé, et doit être augmentée quand le contexte l'exige : sol dur au pied, exposition à la pluie battante, congères, terrain qui va être rehaussé. La bonne question à poser à l'entreprise est double : quelle hauteur, et à partir de quel niveau de référence, sur un terrain qui n'est jamais parfaitement horizontal.
Faut-il isoler le soubassement ou le laisser nu ?
Les deux se défendent. Le laisser nu conserve une surface d'évaporation et simplifie le raccord ; c'est souvent le meilleur choix sur bâti ancien humide. L'isoler supprime un pont thermique au bas de la façade, à condition d'employer un isolant non absorbant, de le protéger mécaniquement, et de traiter le rejet d'eau au décrochement d'épaisseur. Sur une partie enterrée, l'isolation ne se conçoit qu'avec le drainage qui va avec.
Que se passe-t-il si le niveau du terrain remonte après les travaux ?
C'est le scénario le plus fréquent : allée refaite, gravier rechargé, terre rapportée dans un massif. La garde au sol disparaît, et le bas de l'isolant se retrouve en contact avec un sol humide. Le remède est de redescendre le niveau, pas de rajouter un joint. C'est le désordre bien connu de la terre montée contre le mur, avec un matériau bien moins tolérant que la pierre.
Comment obtenir un prix fiable pour le raccord bas ?
En le faisant chiffrer comme un poste séparé, sur relevé du linéaire et des points singuliers, et non comme un forfait noyé dans le prix au mètre carré de façade. Trois éléments font varier ce poste : l'état du support en pied, le nombre de seuils, grilles, regards et descentes à reprendre, et la nature du traitement retenu pour le soubassement. Demander le même découpage à chaque entreprise est la seule façon de comparer des propositions qui, sinon, ne parlent pas de la même chose.