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Soubassement

Salpêtre

Le conduit de cheminée qui suinte : taches jaunes et sels sur le mur

Un conduit de cheminée qui suinte laisse des taches jaunes et des sels sur le mur : les trois causes possibles, et ce que chacune impose avant de repeindre.

Massif de cheminée intérieur marqué de taches brunes et d'efflorescences blanches sur l'enduit
Coloration brune et sels blancs sur le massif d'une cheminée : la trace suit le conduit, pas le pied du mur.

Une tache jaune, brune ou orangée qui apparaît sur le mur au droit d'une cheminée, souvent accompagnée d'un voile blanc poudreux, ne vient presque jamais du sol. Elle vient du conduit. Le boisseau, la maçonnerie qui l'entoure ou la souche laissent passer de l'eau chargée de résidus de combustion, et cette eau ressort à l'intérieur, sur l'enduit ou le plâtre. C'est pour cela que la trace est colorée : une remontée capillaire donne des sels blancs, un conduit donne du jaune, du brun, parfois un cerne gras qui traverse la peinture.

Trois causes produisent ce tableau, et une seule règle les gouverne : repeindre avant d'avoir traité la cause fait revenir la tache, en quelques semaines si le conduit est en service, en une saison sinon. Les trois causes sont les condensats de fumée qui migrent à travers un conduit non étanche, la pluie qui descend dans le boisseau par une souche mal protégée, et la condensation qui se forme dans un conduit froid, surdimensionné ou désaffecté. Chacune impose des travaux différents avant que la question de la finition se pose. Cet article décrit comment les reconnaître, ce qu'elles engagent, et dans quel ordre reprendre le mur.

Une tache au droit d'un conduit n'est pas une humidité de pied de mur

La première erreur consiste à ranger cette tache dans la même case que le reste de l'humidité du logement. Elle a pourtant une signature très différente. Elle se développe en hauteur, souvent à mi-mur ou près du plafond, parfois à l'étage alors que le rez-de-chaussée est sain. Elle suit le tracé du conduit, y compris quand celui-ci est dévoyé et part en biais dans l'épaisseur du mur. Elle épargne les murs voisins. Une humidité venue du sol fait l'inverse : elle occupe une bande basse, continue, à peu près horizontale, et ne monte pas plus haut que ce que la maçonnerie autorise.

Le second indice est la couleur. Un dépôt de remontée capillaire est blanc ou grisâtre. Un dépôt de conduit est coloré. La coloration suffit donc presque, à elle seule, à écarter le sol comme origine et à faire remonter le regard vers le conduit.

Pourquoi la couleur change tout

La teinte jaune à brun-roux vient de ce que l'eau a traversé. En passant dans un conduit qui a fonctionné, elle se charge de composés issus de la combustion : goudrons, suies solubles, produits soufrés et azotés. Le bois brûlé à faible allure et le fioul en produisent particulièrement. Cette eau colorée diffuse ensuite dans la maçonnerie, puis dans l'enduit intérieur, où elle s'évapore et laisse tout ce qu'elle transportait.

Deux dépôts coexistent alors sur le mur, et il faut les distinguer parce qu'ils ne se traitent pas pareil :

  • La coloration proprement dite, jaune à brune, parfois grasse et légèrement collante au doigt : ce sont les goudrons et les suies. Elle traverse les peintures et les enduits classiques et reparaît au travers.
  • Les efflorescences blanches, cristallines ou pulvérulentes, qui poudrent sous l'ongle : ce sont des sels. Une partie provient de la combustion, une autre de la maçonnerie lessivée par l'eau qui la traverse.

Ces sels ne sont pas neutres. Beaucoup sont hygroscopiques : ils captent l'humidité de l'air et la relâchent selon la saison, ce qui donne un mur qui paraît sécher en été puis remouille en hiver sans qu'aucune eau nouvelle soit arrivée. Le mécanisme est le même que celui décrit dans sels hygroscopiques : pourquoi le mur suit les saisons, et il explique pourquoi une cheminée peut continuer à tacher longtemps après qu'on a arrêté de faire du feu.

Le trajet de l'eau dans un conduit

Un conduit maçonné ancien n'est pas une canalisation étanche. C'est un empilement de boisseaux, de briques ou de pierres, avec des joints, dans un massif qui fait souvent corps avec le mur. Tant que le conduit reste chaud et sec, cette perméabilité ne se voit pas. Dès qu'un liquide circule à l'intérieur — condensat, pluie, ou les deux — il trouve les joints ouverts, la fissuration, les reprises de dévoiement, et il passe dans la maçonnerie. De là, il migre latéralement vers la face intérieure, qui est la face chaude, donc celle où il s'évapore le plus facilement.

C'est pourquoi la tache apparaît souvent loin du point d'entrée de l'eau. Une souche défectueuse peut se manifester deux étages plus bas. Un conduit fuyard au niveau du plancher peut tacher le mur d'une chambre qui n'a jamais vu de feu.

Cause 1 : les condensats de fumée et le bistre

C'est la cause la plus fréquente sur les conduits en service ou récemment abandonnés. Une fumée est chargée de vapeur d'eau et de gaz acides. Si elle refroidit suffisamment pendant sa remontée, elle repasse sous son point de rosée à l'intérieur du conduit et se condense sur la paroi. Le liquide obtenu n'est pas de l'eau propre : il est acide, coloré, et il attaque le mortier.

Les conditions qui favorisent cette condensation sont connues :

  • du bois insuffisamment sec, qui charge la fumée en vapeur d'eau ;
  • une combustion volontairement ralentie, feu couvert la nuit, allure minimale permanente ;
  • un conduit adossé à un mur extérieur, ou traversant des combles froids sans isolation ;
  • une section très supérieure à ce que l'appareil demande, qui laisse la fumée ralentir et refroidir ;
  • un appareil moderne à haut rendement raccordé sur un conduit ancien : la fumée sort déjà plus froide qu'à l'époque du foyer ouvert.

Le dépôt qui se forme dans ces conditions se durcit en une couche noire, brillante, dure et vitrifiée que les professionnels appellent bistre. Le bistre est à la fois un risque d'incendie de conduit et une réserve de matière colorante : chaque fois que de l'eau passe, elle en dissout une partie et l'emmène dans la maçonnerie.

Reconnaître une migration de condensats

Plusieurs signes convergent. La tache se réveille ou s'aggrave pendant la saison de chauffe, et se calme au printemps. Une odeur de feu froid, âcre, se dégage du mur quand la pièce est fermée. Le cerne est net, brun à orangé, avec un contour plus foncé que le centre. Il traverse la peinture par le milieu et non par les bords. Enfin, il se situe en priorité aux points singuliers du conduit : le raccordement de l'appareil, un changement de direction, un passage de plancher, une ancienne trappe de ramonage rebouchée.

Un point mérite d'être posé sans détour : un conduit qui laisse passer des condensats à travers sa paroi laisse aussi passer des gaz de combustion. Sur un conduit en service, une tache de ce type est donc d'abord une question de sécurité avant d'être une question d'aspect. Le monoxyde de carbone ne se voit pas et ne sent rien. Un conduit suspecté fuyard se fait examiner avant qu'on rallume.

Cause 2 : l'eau de pluie qui descend dans le boisseau

Un conduit est une ouverture verticale sur le ciel. S'il n'est pas correctement couronné, la pluie y entre, ruisselle sur la paroi intérieure, lessive au passage les suies et les sels qui s'y trouvent, et redescend jusqu'à trouver un défaut par où sortir. C'est le mécanisme le plus rapide des trois : la tache réapparaît dans les jours qui suivent un épisode pluvieux, indépendamment de la saison de chauffe.

Les points à examiner en haut sont peu nombreux, mais ils cumulent souvent les défauts :

  • Le couronnement, c'est-à-dire la dalle ou l'arase qui ferme la maçonnerie de la souche autour des orifices. Fissuré, il laisse l'eau entrer dans l'épaisseur du massif au lieu de la rejeter.
  • Le chapeau ou le mitron. Absent, on a un entonnoir. Mal dimensionné ou trop bas, il ne protège pas de la pluie battante.
  • Le solin, la jonction entre la souche et la couverture. C'est un point de fuite classique, souvent réparé au mastic, donc souvent à refaire.
  • L'enduit de la souche et ses joints, exposés à la pluie sur quatre faces, au gel, et aux écarts de température les plus forts de la maison.
  • La fissuration du massif, fréquente sur les souches hautes et élancées.

Cette famille de désordres relève de la même logique que l'eau qui vient d'en haut : ce n'est pas le mur qui est en cause, c'est ce qui aurait dû écarter l'eau de lui.

Le cas le plus courant est celui du conduit désaffecté qu'on a laissé ouvert. Plus personne ne fait de feu, donc plus personne ne regarde le haut. Le conduit ne sèche plus par la chaleur des fumées, la pluie continue d'entrer, et le mur d'une chambre inutilisée se met à tacher des années après le dernier feu.

Cause 3 : la condensation dans un conduit froid ou fermé

La troisième cause ne demande ni feu ni pluie. Elle demande seulement de l'air humide et une paroi froide. Un conduit maçonné traversant des combles non chauffés présente en hiver une paroi nettement plus froide que l'air intérieur. L'air chaud et chargé de la maison, qui trouve un cheminement, se refroidit au contact et dépose son eau à l'intérieur du conduit. Cette eau reprend au passage les résidus de combustion accumulés, et ressort en tache colorée.

C'est la mécanique ordinaire de la condensation, appliquée à un volume vertical particulier et à une paroi que rien ne réchauffe plus. Elle explique une observation qui déroute souvent : la tache est plus vive à l'étage, près du plafond ou dans les combles, alors qu'on cherchait une cause en bas.

Le conduit fermé aux deux bouts

L'erreur classique consiste à condamner un conduit dont on ne se sert plus en le bouchant en haut et en bas. L'intention est bonne : on veut stopper les courants d'air et l'entrée de pluie. Le résultat est un volume clos, en contact avec des parois froides, contenant une maçonnerie chargée de sels et de suies restés humides. Rien ne sèche. La colonne d'air se sature, condense, redissout les sels, et la maçonnerie reste durablement mouillée. C'est un des cas où l'on fabrique le désordre en croyant le supprimer.

Un conduit hors service doit être protégé de la pluie par le haut, mais ventilé. Le principe est simple : une entrée d'air et une sortie d'air, aux deux extrémités, avec un couronnement qui empêche l'eau d'entrer mais laisse l'air circuler. Un conduit ventilé sèche ; un conduit hermétique se charge.

Trancher entre les trois causes

Les trois se cumulent souvent sur le même ouvrage : une souche non protégée sur un conduit chargé de bistre, dans une maison où l'on a bouché le foyer. L'objectif n'est donc pas de désigner une cause unique, mais d'établir laquelle commande, parce que c'est elle qui détermine les travaux et leur ordre.

Ce qui départage, en observation

Un relevé sur un cycle complet suffit souvent à trancher. Il ne coûte rien d'autre que de la régularité.

  • Noter la date et l'ampleur de chaque réapparition sur plusieurs mois, en face du temps qu'il a fait et de l'usage du foyer. Une tache calée sur la pluie, feu éteint, désigne la souche. Une tache calée sur la chauffe désigne les condensats. Une tache qui suit le froid sans pluie ni feu désigne la condensation.
  • Photographier le contour au crayon, en datant le trait. C'est la seule façon de savoir, trois mois plus tard, si la tache progresse ou si elle est stabilisée et simplement visible.
  • Regarder le haut. Depuis une fenêtre de toit, une échelle sûre, ou en confiant l'observation à qui monte : chapeau, couronnement, solin, état de l'enduit de souche.
  • Faire examiner l'intérieur du conduit. Le ramoneur ou le fumiste dispose d'une caméra, et l'inspection dit ce qu'aucune observation depuis la pièce ne dira : état des joints, présence et épaisseur de bistre, dévoiements, ruptures, ancienne trappe.
  • Mesurer, mais lire correctement. Un testeur de surface sur un mur salpêtré donne des valeurs élevées à cause des sels, pas de l'eau. Sur une zone couverte d'efflorescences, le chiffre affiché se lit comme un indice de contamination saline, pas comme une teneur en eau.

Un test complémentaire, réalisé par un professionnel, consiste à vérifier l'étanchéité du conduit à la fumée. Il ne donne pas la cause de la tache, mais il répond à la question qui prime sur toutes les autres si l'on chauffe encore : le conduit tient-il ses fumées.

Ce que chaque cause impose avant tout enduit

C'est ici que les trois diagnostics divergent réellement.

Si la cause est le condensat, il faut rendre le conduit étanche à ce qui circule dedans, ou l'arrêter. Trois voies existent, et le choix dépend de l'appareil, de la géométrie du conduit et de son état :

  • le tubage, qui consiste à introduire un tube continu dans le conduit existant, raccordé à l'appareil en bas et coiffé en haut ;
  • le chemisage, qui reconstitue une paroi intérieure par un mortier appliqué sur toute la hauteur ;
  • la dépose du raccordement, quand l'appareil n'est plus utilisé et que la question devient celle du conduit désaffecté.

Dans tous les cas, le débistrage précède : on ne tube pas sur une couche de bistre, et on ne laisse pas non plus une réserve de matière colorante en place derrière un tube. Le débistrage est une opération mécanique spécifique, différente du ramonage courant.

Si la cause est la pluie, les travaux sont en toiture : reprise du couronnement, chapeau adapté, solin refait dans les règles, réfection de l'enduit de souche, parfois reprise complète de la souche au-dessus du toit. Aucun traitement intérieur ne tiendra tant que l'eau entre par le haut.

Si la cause est la condensation, il faut rétablir une circulation d'air dans le conduit et, selon les cas, traiter le froid de la paroi. Rouvrir une ventilation basse discrète, remplacer une obturation étanche par un dispositif ventilé, coiffer d'un couronnement qui protège sans fermer.

Le haut du conduit, dans tous les cas

Quelle que soit la cause retenue, le haut se règle avant l'intérieur. Un conduit qui prend l'eau par la souche annule le bénéfice de n'importe quel travail intérieur. Cela suppose un accès en toiture, donc une intervention qui n'a rien à voir, en organisation comme en coût, avec une reprise de mur en pièce. C'est un point à intégrer très tôt dans la réflexion, notamment quand la couverture est elle-même en fin de vie : mieux vaut coordonner qu'échafauder deux fois.

Refaire le mur : dépose, séchage, finition

Une fois la source coupée, le mur reste chargé. Deux choses différentes s'y trouvent : de l'eau, qui partira, et des sels avec des goudrons, qui ne partiront pas seuls.

L'enduit ou le plâtre saturé se dépose. C'est la partie que l'on voudrait éviter et qu'on ne peut pas éviter : un plâtre imprégné de sels reste une source, et il rendra la tache à la première variation d'hygrométrie. La dépose se fait au-delà de la zone visiblement tachée, sur une marge franche, parce que les sels migrent plus loin que la coloration. Les supports poreux fortement contaminés dans un conduit désaffecté peuvent demander une dépose plus large.

Vient ensuite le temps de séchage de la maçonnerie mise à nu, qui se compte en mois et non en jours, et dépend de l'épaisseur, du matériau et de la ventilation de la pièce. L'ordre complet de reprise est détaillé dans après un assèchement : dans quel ordre refaire les murs intérieurs. Le principe à retenir : la finition arrive en dernier, après le support, qui arrive après le séchage, qui arrive après la cause.

Sur les goudrons, un enduit ordinaire ne suffit pas. Le tachage traverse. Il existe des produits d'isolation des taches destinés à bloquer la remontée de composés colorants sur un support sain et sec ; ils traitent l'aspect, jamais la cause, et ils ne dispensent pas de la dépose des matériaux imprégnés. Toute solution qui consiste à recouvrir sans traiter relève de ce que décrit peinture anti-humidité : ce qu'elle masque, et pour combien de temps.

Un mot sur le doublage. Poser une plaque devant la tache est tentant, et c'est une mauvaise idée sur un conduit non traité : on cache une zone qu'il faudrait surveiller, on crée une lame d'air non ventilée contre une paroi humide, et sur un conduit en service, on masque un défaut d'étanchéité aux fumées.

Le devis : comment le prix se construit

Aucune fourchette ne peut être donnée honnêtement sur ce type de reprise, parce que le même symptôme recouvre des chantiers sans commune mesure. Ce qui se dit, en revanche, c'est de quoi le prix est fait et ce qui le fait varier.

Les postes qui apparaissent selon les cas :

  • l'accès en toiture : échafaudage, nacelle ou travail sur cordes, selon la hauteur, la pente et l'implantation ;
  • l'inspection du conduit par caméra, et le cas échéant le test d'étanchéité ;
  • le ramonage, et le débistrage s'il y a lieu, facturé séparément ;
  • le tubage ou le chemisage, chiffré au mètre de conduit, avec le diamètre, le matériau, les coudes et dévoiements, la plaque d'étanchéité et le chapeau ;
  • la reprise de souche : couronnement, enduit, solin, éventuellement démontage et remontage ;
  • les travaux intérieurs : dépose des revêtements, évacuation, enduit de reprise, finition ;
  • le retour sur site après séchage, qui est une seconde intervention et se chiffre comme telle.

Ce qui fait bouger le total : la hauteur et l'accès, le nombre de changements de direction dans le conduit, la section réelle, l'état de la maçonnerie découvert à l'ouverture, et le fait de coordonner ou non avec une réfection de couverture.

Ce que le devis doit nommer précisément : l'appareil raccordé et le combustible, le diamètre et le matériau du tube, la nature exacte de la reprise de souche, la surface de dépose intérieure, et surtout le point de séparation entre ce qui traite la cause et ce qui refait l'aspect. Un devis qui fond tout dans une ligne unique de « traitement d'humidité » ne permet ni de comparer, ni de savoir ce qui sera réellement fait en toiture.

Un devis qui propose une finition intérieure sans avoir regardé le haut du conduit ni son intérieur ne traite pas le problème : il le repousse d'une saison.

Enfin, deux obligations à vérifier plutôt qu'à supposer : la périodicité du ramonage, fixée par la réglementation applicable et le règlement sanitaire de votre département, et les règles d'aspect si la souche est visible depuis l'espace public dans un secteur protégé. Cela se vérifie auprès de la mairie, qui indiquera aussi si une démarche est nécessaire pour une modification de souche.

Questions fréquentes

La tache jaune près de ma cheminée peut-elle venir d'une remontée capillaire ?

C'est possible en pied de mur, mais improbable dès que la trace est haute et suit le conduit. La remontée capillaire donne une bande basse à peu près horizontale, avec des dépôts blancs. Une trace colorée à mi-hauteur ou près du plafond, sur le massif de cheminée seul, désigne le conduit. La nature du dépôt blanc, quand il y en a, est expliquée dans le salpêtre n'est pas une maladie.

Le ramonage suffit-il à faire disparaître les taches ?

Non. Le ramonage nettoie l'intérieur du conduit ; il ne rend pas la paroi étanche, ne répare pas une souche et n'extrait pas ce qui est déjà passé dans la maçonnerie. Il reste indispensable pour la sécurité et il fait partie de l'examen, mais il ne constitue pas un traitement de la tache.

Faut-il déposer un conduit dont on ne se sert plus ?

Pas nécessairement. La démolition d'un conduit engage la structure et la couverture, et coûte souvent plus que sa mise hors service correcte. Un conduit désaffecté bien traité est un conduit débarrassé de ses dépôts, coiffé d'un dispositif qui écarte la pluie, et ventilé haut et bas pour qu'il sèche. C'est la fermeture hermétique, pas le conduit lui-même, qui pose problème.

Combien de temps faut-il attendre avant de repeindre ?

Le temps que la maçonnerie mise à nu ait séché, ce qui se compte en mois et dépend de l'épaisseur du massif, du matériau et de la ventilation de la pièce. Repeindre plus tôt revient à emprisonner l'eau derrière la finition et à recommencer. Le trait de crayon daté autour de la tache est le meilleur juge : tant qu'il bouge, on attend.

La tache revient alors que le conduit ne sert plus depuis des années. Est-ce normal ?

Oui, et c'est même le cas le plus fréquent. Les sels et goudrons déposés pendant des décennies restent dans la maçonnerie. Il suffit d'une entrée d'eau par la souche, ou d'une condensation dans un conduit fermé, pour les remettre en mouvement. La cheminée n'a plus besoin de fonctionner pour tacher : elle a besoin d'être mouillée.

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