Terrain
Les Andelys : dans le vallon du Gambon, l'eau du fond, pas du coteau
Aux Andelys, le fond du vallon du Gambon ne reçoit pas l'eau du coteau : elle arrive par le bas. Le test qui départage les deux régimes, et ce qui suit.

Aux Andelys, deux maisons distantes de quelques centaines de mètres peuvent avoir un pied de mur humide pour des raisons opposées. Celle qui est adossée au coteau reçoit l'eau par le côté enterré, depuis la craie. Celle qui est posée dans le fond du vallon du Gambon la reçoit par le bas, depuis le sol lui-même. Deux régimes, deux traitements, et les confondre est la manière la plus sûre de dépenser sans rien changer.
Cet article ne traite que le second cas : le fond du vallon, la nappe qui accompagne le ru, les sols alluviaux fins, et ce qui arrive aux caves et aux vides sanitaires posés dessus. Le versant a déjà le sien : aux Andelys et à Gaillon, l'eau qui descend du coteau. Si votre maison est adossée à un talus, c'est celui-là qu'il faut lire.
Une commune, deux régimes d'eau qui n'ont rien en commun
La ville est double, et le bâti l'est aussi : la partie basse sur la berge de Seine, et le vallon qui remonte vers l'intérieur, creusé par le Gambon entre deux versants de craie. Entre les deux, le sous-sol change, et avec lui la manière dont l'eau arrive au mur.
Sur le versant, l'eau est en mouvement. Elle a traversé le plateau, elle est descendue dans la craie, elle est ressortie au flanc du coteau, et elle continue vers le bas. Elle rencontre la maison en travers de sa route : elle arrive par un côté, celui qui est en amont, et elle arrive avec une direction.
Dans le fond du vallon, l'eau est arrivée. C'est le point bas, il n'y a plus de pente pour l'emmener ailleurs, et le seul exutoire est le ru lui-même. Le sol y est saturé sur une épaisseur variable, il l'est par en dessous, et sans direction privilégiée. Une maison bâtie là ne se met pas en travers d'un flux : elle est posée sur un réservoir.
Cette différence décide de tout ce qui suit : de la forme que prend la tache sur le mur, du mois où elle est la plus forte, du fait qu'une cave prenne l'eau par les murs ou par le sol, et du fait qu'un drainage périphérique serve à quelque chose ou ne serve à rien.
Le ru commande, le sol transmet
Un fond de vallon, même étroit, même occupé par un ruisseau modeste, fonctionne à deux étages. En surface, le cours d'eau visible. En dessous, dans les matériaux qu'il a déposés au fil du temps, une nappe d'accompagnement : une lame d'eau souterraine qui suit le même axe, alimente le ru en période sèche et se laisse alimenter par lui en crue.
Cette nappe n'est pas profonde. Dans un fond de vallon normand, elle se tient souvent à faible distance sous le terrain naturel, et cette distance varie au fil de l'année. En fin d'été, elle descend. À partir de l'automne, quand le plateau se recharge et que le ru grossit, elle remonte, et le niveau de saturation peut passer au-dessus de la sous-face d'une dalle, du radier d'une cave ou du terrain d'un vide sanitaire.
C'est là que le bâtiment entre dans l'histoire. Tant que la nappe reste sous les ouvrages enterrés, rien de spectaculaire ne se produit. Dès qu'elle les rejoint, l'eau ne s'infiltre pas : elle est là, en contact, avec une pression qui croît avec chaque centimètre de charge au-dessus.
Des sols fins : de l'eau partout, qui ne circule pas
Le second caractère du vallon est la nature de ce qu'on y trouve. Les matériaux déposés dans un vallon de tête de bassin ne sont pas des graviers propres : ce sont des limons, des silts, des argiles remaniées, mêlés aux débris descendus des versants, parfois à des niveaux organiques dans les points les plus bas.
Ces sols ont deux propriétés qu'il faut tenir ensemble, parce que c'est leur combinaison qui pose problème.
- Ils retiennent beaucoup d'eau. Forte porosité, pores très fins : un limon saturé peut contenir une proportion d'eau considérable sans qu'une goutte n'en sorte quand on le prend à la main.
- Ils la laissent très mal circuler. La perméabilité d'un limon fin est faible, celle d'une argile encore plus. L'eau met longtemps à se déplacer horizontalement, et un drain posé dedans ne draine qu'une bande étroite autour de lui.
Un sol grossier et perméable réagit vite : il se remplit vite, il se vide vite, un drainage y fonctionne. Un sol fin fait l'inverse. Il met des semaines à se charger, des mois à se décharger, et ne se laisse pas assécher par un ouvrage ponctuel. C'est pourquoi une même tranchée drainante donne un résultat au pied d'un coteau et un résultat nul dans un fond de vallon.
Le test qui départage les deux régimes sur une même commune
Voici la partie utile. Votre bas de mur est humide et vous voulez savoir lequel des deux mécanismes vous concerne avant d'écouter qui que ce soit. Deux relevés suffisent : pas de matériel, seulement du temps.
Relever la ligne humide sur les quatre murs
Choisissez une journée après plusieurs jours sans pluie, pour éliminer ce qui vient du ciel. Faites le tour de la maison, dedans et dehors, et notez la hauteur du haut de la zone humide sur chaque mur, mesurée depuis le sol intérieur fini. Cinq ou six points par mur, pas un seul. Photographiez, avec un mètre déplié dans le champ.
Puis lisez le relevé.
- La ligne est à peu près à la même hauteur sur tous les murs, y compris les refends intérieurs, et elle est horizontale. C'est la signature d'un apport par le bas. Le sol sous la maison est chargé de la même façon partout, et tout ce qui est en contact avec lui monte pareil. C'est le régime du fond de vallon.
- La ligne est haute sur un seul mur, celle qui regarde la pente, et elle suit le profil du terrain extérieur plutôt que l'horizontale. C'est la signature d'un apport latéral. C'est le régime du coteau.
- Les refends intérieurs sont touchés autant que les façades. Point décisif : un refend n'a aucun contact avec le terrain extérieur, donc s'il monte, l'eau vient de dessous. Peu de propriétaires pensent à regarder le bas d'un mur porteur au milieu de la maison, et c'est pourtant l'observation qui tranche le plus vite.
Le vallon donne des lignes régulières et généralisées. Le coteau donne une carte déséquilibrée : une face qui souffre, trois qui vont bien.
Le calendrier : ce qui monte, et quand
Le second relevé demande une année, et il vaut l'attente : le décalage saisonnier est aussi caractéristique que la géométrie.
Notez, une fois par mois à date fixe, la hauteur de la ligne humide sur un mur repère, avec deux informations jointes : l'état du ru s'il est visible depuis chez vous, et une note sur les pluies du mois. Un carnet et douze lignes suffisent.
- Le fond de vallon suit le ru avec un décalage court, de quelques jours à quelques semaines. La montée commence quand les pluies d'automne ont rechargé le bassin, le maximum tient le cœur de l'hiver, la décrue est lente et court jusqu'au début de l'été.
- Le coteau suit un décalage long, de plusieurs mois. Le maximum tombe souvent en fin d'hiver ou au début du printemps, parfois par temps sec, ce qui égare tout le monde.
- Une infiltration de surface suit les jours, pas les saisons. Si la ligne bouge dans les quarante-huit heures suivant une grosse pluie et redescend aussi vite, regardez la toiture, les descentes et les seuils.
Un propriétaire qui arrive avec douze relevés datés et une série de photos change la nature de la visite : il n'achète plus une explication, il en apporte une et demande qu'on la confirme ou qu'on la contredise.
La cave du fond de vallon prend l'eau par le sol, pas par les murs
Dans le vallon, la cave typique n'est pas creusée dans la craie du versant. C'est un volume enterré dans des matériaux meubles, murs de moellons ou de brique montés à même la fouille, et un sol qui est souvent une chape mince, une dalle ancienne, un dallage de terre battue ou de brique, parfois rien.
Le comportement est reconnaissable. Quand la nappe remonte, ce n'est pas d'abord le mur qui devient humide : c'est le sol. Une auréole apparaît au centre, le long d'un joint, ou dans le coin le plus bas. Le dallage devient froid et luisant. Dans les cas nets, une flaque se forme sans qu'aucune goutte ne soit tombée du plafond ni n'ait coulé le long d'un mur.
Le mur suit ensuite, et il suit par le bas : la première assise devient sombre, puis la deuxième, et le front monte lentement par capillarité, alimenté en permanence par le pied. C'est ce sens de progression qu'il faut observer. Une cave qui se mouille du bas vers le haut ne dit pas la même chose qu'une cave dont les murs ruissellent à mi-hauteur.
Le geste de bon sens est presque toujours mauvais ici. Refermer le sol avec une chape étanche, ou traiter l'ensemble par un cuvelage, ne supprime pas l'eau et ne diminue pas la pression : cela reporte le problème sur les murs, seul chemin restant. Le mécanisme est détaillé dans le cuvelage ne supprime pas l'eau, il la déplace, et il vaut d'autant plus dans un point bas, où la charge est saisonnière et non accidentelle.
Il y a une deuxième conséquence, moins connue : une cave de fond de vallon est un point d'entrée d'humidité pour toute la maison au-dessus. Elle évapore en permanence, cet air chargé monte par la cage d'escalier, par les trémies et par les passages de canalisations, et il se condense sur les surfaces froides du rez-de-chaussée. On croit alors avoir un problème de mur en haut alors qu'on a un problème de cave et de circulation d'air.
Le vide sanitaire du pavillonnaire de vallon, et pourquoi il se remplit
Le second bâti concerné, bien plus récent, est le pavillonnaire posé dans les parties larges du fond de vallon et sur les premières pentes douces. Beaucoup de ces maisons sont construites sur vide sanitaire : plancher porté, faible hauteur entre le terrain et la sous-face.
Le dispositif est excellent sur un terrain sain. Dans un fond de vallon, il devient un piège si trois conditions se rejoignent.
- Le terrain intérieur est au niveau de la nappe haute, ou en dessous. Le vide sanitaire est alors le point le plus bas du site. L'eau y arrive naturellement en saison, sans qu'il y ait la moindre malfaçon.
- La ventilation est insuffisante ou obstruée. Les grilles basses ont été bouchées par la terre d'une plate-bande, condamnées lors d'une isolation, ou fermées volontairement parce qu'il y faisait froid. À partir de là, l'humidité qui entre ne ressort plus.
- Le sol du vide sanitaire est en terre nue. L'évaporation depuis un sol nu dans un volume fermé sature l'air en quelques heures, et cette vapeur se condense sur la sous-face du plancher, sur les canalisations froides et sur les têtes de mur.
Le symptôme se lit au-dessus : parquet qui gondole en périphérie, odeur de cave dans les pièces du bas, plinthes qui décollent, moisissures dans les angles mal chauffés. On cherche alors une fuite dans la maison, et il n'y en a pas.
Trois vérifications se font avec une lampe et un regard ouvert : y a-t-il de l'eau libre au sol, la sous-face du plancher est-elle mouillée ou constellée de gouttelettes, et existe-t-il au moins deux ouvertures de ventilation opposées et dégagées. Le fonctionnement de ces ouvertures est détaillé dans .
Un vide sanitaire de vallon qui prend un fond d'eau quelques semaines par an n'est pas forcément un défaut à corriger. Ce qui doit l'être, c'est l'eau qui stagne toute l'année, l'absence de ventilation, et le contact permanent entre l'eau et ce qui n'y résiste pas : bois de plancher, isolant en sous-face, gaines électriques.
Ce qui marche dans le fond du vallon, et ce qui n'y marche pas
Le principe est simple à énoncer et difficile à admettre : dans un point bas, on ne supprime pas l'eau. On gère un niveau, on protège ce qui doit l'être, on laisse repartir ce qui est entré.
Le drainage qui ne draine rien
Le drainage périphérique est le premier réflexe, et souvent le plus mauvais investissement du vallon. Un drain fonctionne à deux conditions : le sol doit lui amener de l'eau plus vite qu'il ne l'évacue, et il doit exister un exutoire situé plus bas que lui.
Dans un fond de vallon, la seconde condition tombe presque toujours. Il n'y a pas de point plus bas où rejeter, sinon le ru — et un rejet vers un cours d'eau n'est une évidence ni technique ni administrative. Sans exutoire gravitaire, un drain ne fait que collecter dans une tranchée qui reste pleine ; il ne sert plus qu'avec un puisard et une pompe, donc de l'électricité, un entretien et une surveillance à vie.
La première condition tombe souvent aussi : dans un limon fin, l'eau vient si lentement vers le drain qu'il n'assèche qu'une bande de quelques dizaines de centimètres, tandis que le mur reste alimenté par tout ce qu'il y a en dessous. Les cas où un drainage se justifie et ceux où il ne changera rien sont passés en revue dans drainage périphérique : quand il se justifie.
Ce qui a du sens ici, dans l'ordre où cela se fait :
- Écarter les eaux de surface, qui s'ajoutent inutilement au reste : descentes d'eau pluviale rejetées au pied du mur, terrain qui pend vers la maison, terre montée contre le soubassement, terrasse collée au mur qui fait pont.
- Ouvrir le pied du mur à l'évaporation : enduit perméable en soubassement, pas de peinture filmogène, pas d'hydrofuge, pas de doublage collé en bas. Un mur alimenté par le bas ne guérit pas ; il se stabilise à une hauteur d'autant plus basse qu'il évapore facilement.
- Ventiler les volumes bas, cave et vide sanitaire, franchement et en permanence, avec une entrée et une sortie d'air distinctes.
- Protéger ce qui est sensible plutôt que vouloir tout assécher : plancher bas en matériaux qui tolèrent l'humidité, rangements remontés, gaines isolées.
- Accepter un seuil. Un bas de mur sombre sur une hauteur modeste, dans une cave de vallon, est un état de fonctionnement.
Un mot sur l'injection de barrière chimique, souvent proposée ici parce que la ligne horizontale ressemble à une remontée capillaire de manuel. Elle traite bien une migration verticale dans une maçonnerie poreuse, et c'est effectivement le mécanisme dominant. Mais elle ne tient que si le mur peut sécher au-dessus de la ligne traitée et si l'eau ne contourne pas la barrière par le plancher. Posée sans reprise du sol ni de l'aération, elle déçoit, et personne ne saura dire si c'est le produit ou le contexte qui a échoué.
Le temps de séchage, et pourquoi il s'allonge ici
Un dernier facteur pèse sur tous les travaux : l'air du vallon est plus froid, plus calme et plus souvent saturé qu'ailleurs, surtout l'hiver et au petit matin. Un mur ne sèche pas parce qu'on a coupé son alimentation, il sèche parce que l'air ambiant accepte de l'eau. Quand cet air est déjà chargé, il n'accepte rien.
La conséquence est un calendrier. Après une reprise de pied de mur, l'attente avant de refermer avec un enduit, un doublage ou une peinture est plus longue ici que sur un plateau ventilé. Refermer trop tôt emprisonne l'eau restante et fait perdre le bénéfice de tout le reste. Les ordres de grandeur sont développés dans vivre en fond de vallée, et valent mot pour mot ici.
Ce qui fait le prix, et ce qui se vérifie avant de commander
Aucun devis sérieux ne se compare à un autre sans savoir ce qui pèse dedans. Dans le fond du vallon, quatre postes font l'essentiel de l'écart entre deux propositions.
L'accès. Une maison de vallon peut être desservie par une voie étroite, avec un accès arrière difficile ou un jardin en contrebas. Tout ce qui empêche une mini-pelle de passer transforme un terrassement en travail manuel, et c'est le poste qui grimpe le plus vite.
L'évacuation des déblais. Un limon humide est lourd, collant et impossible à réutiliser en remblai. Il faut le sortir et le traiter, et le volume évacué compte plus que la longueur de la tranchée.
La reprise en sous-œuvre éventuelle. Un sol fin saturé puis asséché se tasse. Si des fissures d'ouverture progressive accompagnent l'humidité, le dossier change de nature : c'est un mouvement de sol, et il se traite avant tout habillage.
L'ouvrage à vie. Pompe de relevage, puisard, ventilateur : postes modestes à l'achat, durables à l'usage. Un devis qui en contient doit dire qui entretient, à quelle fréquence, et ce qui se passe pendant une coupure de courant en janvier.
Reste un point d'urbanisme à traiter avant de commander, et non après. Reprendre un soubassement, poser une grille de ventilation visible depuis la rue, changer l'aspect d'un enduit ancien, rejeter des eaux vers le milieu naturel : ces actes peuvent relever d'une formalité, et un secteur ancien peut être soumis à un avis particulier. Ces points se vérifient au service urbanisme de la mairie, dossier en main.
Ce qu'il faut demander est précis : quelles formalités s'appliquent à une reprise de soubassement et à une grille visible depuis l'espace public ; si la parcelle est concernée par une servitude, une zone de risque ou un périmètre particulier ; quelles règles de gestion des eaux pluviales s'y appliquent et si un rejet vers le réseau ou vers le milieu est autorisé ; quels aspects sont admis en soubassement. La réponse change le chantier : elle peut interdire l'exutoire sur lequel repose toute la solution proposée, ou imposer une finition qui n'est pas celle du devis. Le découvrir après signature coûte un avenant et des semaines.
Un devis pour un pied de mur de fond de vallon qui ne mentionne ni le niveau de la nappe, ni l'exutoire retenu, ni la ventilation des volumes bas décrit un habillage, pas un traitement.
Questions fréquentes
Comment savoir si l'eau vient du coteau ou du fond du vallon, aux Andelys ?
Deux observations suffisent. La géométrie : une ligne humide régulière, à peu près à la même hauteur sur les quatre murs et sur les refends, désigne un apport par le bas ; une ligne haute sur le seul mur qui regarde la pente désigne un apport latéral de versant. Le calendrier : le vallon suit le ru avec quelques semaines de décalage et culmine au cœur de l'hiver, le coteau culmine plus tard, parfois par temps sec. Le mur de refend tranche le plus vite, n'ayant aucun contact avec le terrain extérieur.
Un drainage périphérique règle-t-il le problème dans le vallon du Gambon ?
Rarement, et pour une raison de niveau plutôt que d'exécution. Un drain a besoin d'un exutoire situé plus bas que lui ; dans un point bas, il n'existe généralement pas en gravitaire. Il faut alors un puisard et une pompe, avec l'entretien et la dépendance électrique que cela suppose. S'ajoute la nature du sol : dans un limon fin, l'eau chemine si lentement vers le drain qu'il n'assèche qu'une bande étroite. La question de l'exutoire se pose donc avant celle du linéaire.
Ma cave prend l'eau par le sol chaque hiver : faut-il un cuvelage ?
Le cuvelage ne supprime pas l'eau, il l'empêche d'entrer à cet endroit-là. L'eau prend alors le chemin restant, les murs, et la pression sous le radier ne diminue pas. Avant d'envisager un ouvrage étanche, il faut savoir de combien la nappe monte, pendant combien de semaines, et si un fond d'eau saisonnier dans un volume ventilé et vidé de ce qui craint n'est pas la réponse la plus durable.
Le bas de mur reste humide même après un été sec : est-ce normal ici ?
Dans un fond de vallon, une hauteur humide résiduelle en bas de mur est fréquente et n'est pas en soi une pathologie. Ce qui doit alerter, c'est une hauteur qui augmente d'année en année, un enduit qui se pulvérise, des dépôts salins abondants, des dégâts sur des ouvrages en bois. Le bon repère n'est pas l'aspect à un instant donné, c'est l'évolution.
Peut-on isoler par l'intérieur un mur de rez-de-chaussée dans le fond du vallon ?
C'est le geste le plus risqué du contexte. Un doublage posé sur un mur alimenté par le bas fait deux choses : il supprime la face d'évaporation, donc le front d'humidité monte, et il crée une surface froide où la vapeur venue de la cave ou du vide sanitaire se condense, hors de vue. Avant d'isoler : traiter l'alimentation par le bas, ventiler les volumes bas, attendre le séchage, et retenir un système qui laisse le mur respirer plutôt qu'un doublage collé étanche.
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| Élément | D’où vient l’eau | Vérifié |
|---|---|---|
| The reel count | The archive's own accession log | Yes, against the shelves |
| The restoration rate | Six months of weekly figures | Yes, recomputed here |
| The rights position | One interview, one letter | Partly |
| The completion date | An estimate from the archivist | No, and it is labelled |